TransCanada : échos canadiens - septembre 2014

De nouvelles études démontrent que la hausse du taux de chômage touche non seulement ceux qui perdent leur emploi mais aussi ceux qui le conservent, que les contes pour enfants ont un impact plus fort lorsque leur message est positif, et davantage encore.

PARENTS

Contes pour enfants

Depuis toujours, les parents racontent des histoires à leurs enfants avec l'idée que ceux-ci en tireront des leçons. Mais certaines leçons sont plus faciles à comprendre que d’autres, si l’on en croit Kang Lee, professeur de psychologie à l’Université de Toronto.

M. Lee a fait des tests en utilisant trois contes destinés à enseigner l’honnêteté : Pinocchio, Le garçon qui criait au loup, et George Washington et le cerisier. Les deux premiers contes montrent les conséquences négatives du mensonge. Pinocchio voit son nez allonger et le garçon qui crie au loup meurt. Toutefois, la dernière histoire met en relief les effets positifs de la franchise : George Washington est louangé pour avoir avoué qu’il avait abattu le cerisier. Seule cette dernière histoire positive a amené des enfants à admettre qu’ils avaient triché à un test antérieur.

ÉCONOMIE

Les pertes d’emplois, c’est l’affaire de tous

La hausse du taux de chômage touche non seulement ceux qui perdent leur emploi mais aussi ceux qui le conservent, révèle une étude de John Helliwell de l’Université de la Colombie-Britannique et d’Haifang Huang de l’Université de l’Alberta.

À partir d’enquêtes américaines, les chercheurs montrent qu’une augmentation d’un point de pourcentage du chômage local a la même incidence sur ceux qui travaillent qu’une baisse de 4 % du revenu du ménage.

Évidemment, plus la localité est petite, plus l’effet sur les résidents est marqué. Selon l’Institut canadien de recherches avancées, la situation économique s’immisce dans nos vies à travers nos conversations avec nos voisins et nos collègues, et détermine ainsi notre sentiment de satisfaction.

CARTES DE CRÉDIT

David et Goliath

Les petites entreprises paient trop de frais de cartes de crédit, selon la Small Business Matters Coalition, qui dit représenter plus de 90 000 PME au Canada.

D’après cette coalition, les frais de transaction que doivent verser les petites entreprises canadiennes aux sociétés de cartes de crédit sont parmi les plus élevés du monde, totalisant quelque 5 G$. « Les frais de transaction rongent la marge de profit déjà mince des petites entreprises », soutient la coalition.

L’objectif de cette dernière est de réduire ces frais, ce qui, selon le président Gary Sands, « permettra aux petites entreprises de gérer elles-mêmes leur avenir au lieu de voir les sociétés de cartes de crédit le faire pour elles ».

DÉPENSES

Les consommateurs en renfort

Selon un rapport de Marchés mondiaux CIBC inc., les consommateurs canadiens ont continué de soutenir l’économie en 2014, sans emprunter, puisant plutôt dans leurs épargnes. Le taux d’épargne des Canadiens s’est donc stabilisé à 5 %. Les soldes des cartes de crédit et les marges de crédit n’ont pas augmenté. Mais la dette des ménages, y compris les emprunts hypothécaires, s'élève à 150 % du revenu disponible. Les taux d’intérêt devraient monter à partir de mars 2015. L’économie devra compter sur la croissance du PIB américain et sur les entreprises canadiennes.

À propos de l’auteur

Yan Barcelo


Yan Barcelo est journaliste dans la région de Montréal.

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