Boîte aux lettres - octobre 2014

Les lecteurs de CPA Magazine réagissent aux numéros de juin/juillet et d’août par courriel et Twitter.

Un peu de retenue

Quel titre trompeur dans le numéro de juin-juillet (De champion olympique à CPA)! Comment pouvez-vous attribuer le titre de CPA à quelqu’un qui n’est pas encore CPA?

Mon fils, qui souhaite devenir médecin, est inscrit à l’école de médecine. Devrait-il déjà avoir le droit d’ajouter les lettres M.D. à son nom?

Harold Schulz, Grimsby (Ont.)

Bon magazine, mauvais conseil

CPA Magazine est une publication professionnelle et pertinente qui traite d’une foule de sujets intéressants et dont nous pouvons être fiers. Mon mari, professeur à l’université, en est maintenant un fidèle lecteur.

Or, nous avons tous les deux été troublés par le conseil donné dans la rubrique Étiquette professionnelle (numéro d'avril). Lorsqu’une personne est congédiée, elle se sent rejetée, et ses collègues sont mal à l’aise, ce qui aggrave la situation.

Pourtant, le congédiement est une décision d’affaires courante qui peut survenir à tout moment et toucher n’importe qui pour diverses raisons. Il n’est pas sain de faire comme si de rien n’était ou comme si la relation avec la personne concernée ne comptait plus.

Ce que Mme Fox suggère, c’est essentiellement de rester silencieux ou de dire des banalités comme « je suis désolé » ou « que puis-je faire pour t’aider? » Les gens devraient plutôt adopter l’attitude contraire, car la personne congédiée a besoin de sentir qu’elle était appréciée, que sa contribution était importante et que la relation personnelle avec elle peut survivre à son départ.

Par exemple, un collègue peut dire : « travailler avec toi me manquera. Voici mon adresse de courriel. Allons prendre un café dans quelques semaines ». C’est bien de montrer son estime et d’exprimer le désir de rester en contact.

Samantha Hurwitz, Toronto (Ont.)

Débat fiscal

J’ai été déçu de la réponse de Gabe Hayos, vice-président, Fiscalité, à CPA Canada, à la lettre de Martina Wood (numéro d’août). Mme Wood met en doute les raisons pour lesquelles le Canada participe à la course vers le bas des taux d’impôt des sociétés. M. Hayos répond : « CPA Canada estime que le maintien des taux d’impôt des sociétés à un faible niveau sert au mieux les intérêts de l’économie canadienne. » il cite une étude de PwC (réalisée auprès de 63 sociétés membres du Conseil canadien des chefs d’entreprise) selon laquelle le taux d’imposition total des entreprises s’élève à 33,4 %.

D’abord, l’étude de PwC présentait des lacunes et n’était pas neutre (voir l’article d’Andrew Jackson, « Don’t buy the numbers spin » dans The Globe and Mail du 17 avril dernier).

CPA Canada doit encourager le débat et non le réprimer en citant des études non indépendantes et non évaluées par les pairs. CPA Canada a-t-elle étudié plus de données objectives avant de définir sa position?

Ensuite, CPA Canada a-t-elle demandé l’avis ou l’approbation de ses membres (du moins en partie) avant de se prononcer sur le sujet? Au Canada et aux États-Unis, 99 % du débat sur la fiscalité est une affaire de politique, et 1 %, une affaire d’économie. Les CPA forment un groupe hétérogène, et CPA Canada ne les représente pas tous dans de tels débats politiques.

Si CPA Canada prend position, cette position doit s’appuyer sur des données solides et être soumise aux membres pour discussion.

Même Warren Buffett a remis en question les faibles taux d’impôt et les inégalités qui en résultent.

Doug Welsh, Calgary (Alb.)

Je joins ma voix à celle de Martina Wood qui soutient que CPA Canada ne devrait pas conseiller à Ottawa de maintenir les taux d’impôt des sociétés à un faible niveau.

La réponse de Gabe Hayos à la lettre de Mme Wood ressemble à celle qu’aurait donnée le gouvernement. Parler d’impôts fonciers et de taxes à la consommation n’apporte rien au débat, car les particuliers aussi paient ces impôts. De plus, les arguments de M. Hayos ne tiennent plus lorsqu’il dit : « De nombreuses études ont démontré que ce ne sont pas les sociétés qui assument les coûts de l’impôt sur leurs bénéfices. »

Ric Noble, Torbrook Mines (N.-É.)

À mon avis, la réponse de Gabe Hayos à la lettre de Martina Wood était déplacée et trompeuse. CPA Canada devrait encourager le débat sur cette question, lequel devrait se faire parmi les membres et non seulement au niveau de la direction. Alors que la lettre de Mme Wood parlait de points précis, la réponse était générale et non étayée.

L’histoire nous enseigne que l’économie canadienne a connu ses plus forts taux de croissance lorsque les taux d’impôt des sociétés étaient les plus élevés. N’a-t-il pas été démontré que les avantages fiscaux accordés aux sociétés ne se répercutent pas sur la population?

Si M. Hayos s’inquiète du salaire des employés, peut-être devrait-il militer en faveur d’une hausse du salaire minimum et d’un système fiscal qui favorise les postes à temps plein plutôt qu’à temps partiel.

Quant aux taxes additionnelles que doivent payer les entreprises, la plupart s’appliquent aussi aux particuliers. De plus, M. Hayos ne mentionne pas les subventions qui sont versées, sous différentes formes, à de nombreuses entreprises.

Une récente étude de l’institut Fraser montre que la famille canadienne moyenne a payé 41,8 % de son revenu en impôts alors que le taux d’impôt des sociétés est de 33,4 %.

Il n’existe pas de solution facile en la matière, mais il est certain qu’une rémunération raisonnable et un sentiment d’accomplissement favorisent la productivité, la croissance économique et la rentabilité.

Allan Silverman, Montréal (QC)

À mon avis, Martina Wood définit bien le problème, et la réponse de Gabe Hayos laisse à désirer. Le Canada a récemment baissé les taux d’impôt des sociétés en deçà des taux de référence des États-Unis pour éviter que les investisseurs aillent s’installer ailleurs. M. Hayos n’élabore pas sur la différence clé entre les impôts divers que paient les entreprises (impôts fonciers, cotisations sociales, etc.) et l’impôt des sociétés, lequel ne frappe que les bénéfices. De nombreuses normes nationales applicables aux sociétés devraient être alignées sur les normes internationales, notamment les taux d’impôt des sociétés, la rémunération des dirigeants et le prix du carbone. CPA Canada devrait s’engager dans cette bataille.

Dave Smith, Vernon (C.-B.)

NOTE DE LA RÉDACTION :

Lire l’article de fond « Fiscalité des entreprises : voyons plus large » , qui offre un autre point de vue sur la question.

IRS et étoiles montantes

Je ne comprends pas pourquoi l’IRS peut agir ainsi au Canada (Problèmes fiscaux pour les expatriés américains, numéro d’août). L’article XXV de la Convention fiscale entre le Canada et les États-Unis porte sur la non-discrimination et « s’applique à tous les impôts perçus par un État contractant », ce qui comprend les impôts des É.-U. perçus hors territoire sur la base de la citoyenneté. Cet article précise que le citoyen des É.-U. qui réside au Canada n’est soumis à aucune imposition autre ou plus lourde que celle des citoyens canadiens qui résident au Canada.

La Charte des droits interdit aussi la discrimination fondée sur l’origine nationale.

Gilbert Wilcott, North Vancouver (C.-B.)

Nous avons aussi des étoiles montantes. Même si l’article-vedette du numéro d’août était excellent, j’ai été déçue de ne pas y voir des jeunes de l’Atlantique, surtout que l’introduction annonçait que ces étoiles provenaient de partout au pays. Il y a aussi, dans la région de l’Atlantique, de jeunes comptables qui ont un brillant avenir.

Peggy Coady, St. John’s (T.-N.-L.)

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