Petit guide de survie du généraliste

Que doivent faire les généralistes pour se tenir bien informés? Voici quelques conseils.

Pour les généralistes d’aujourd’hui, la barre est haute. Depuis la crise financière mondiale de 2008, la gouvernance d’entreprise, la normalisation et la qualité de l’audit sont au centre des préoccupations, et la profession fait l’objet d’un intérêt grandissant, avec les attentes qui en découlent. Cela dit, avant même que les marchés s’écroulent, les décideurs et les autorités de réglementation du monde entier s’employaient déjà à resserrer leur emprise. Or, cette tendance n’est pas près de disparaître.

Cela signifie que les généralistes doivent assimiler une quantité d’informations sans précédent. Susan McIsaac et Vicki Darragh, cofondatrices de McIsaac Darragh Chartered Accountants à Amherst (Nouvelle-Écosse), elles-mêmes généralistes, nous révèlent leurs trucs pour se tenir bien informées.

On n’en connaît jamais assez. En tant que généraliste, vous devez avoir une bonne connaissance des principaux domaines d’exercice, soit les missions d’audit et d’examen, l’impôt des sociétés et des particuliers, la planification fiscale, le financement, les projections, la taxe de vente harmonisée (TVH) et les affaires en général. De plus, vous devez bien comprendre les normes et la réglementation qui touchent vos clients.

Saisir toutes les occasions d’apprentissage. Tirez pleinement profit des activités de formation professionnelle et des connaissances de vos pairs. Par exemple, AC Group, un réseau qui regroupe 13 cabinets indépendants des provinces de l’Atlantique, permet à ses membres de garder le contact et de bénéficier de formations. « Il faut choisir judicieusement, explique Mme Darragh. Je suis souvent des cours en fiscalité, et Susan participe à des webinaires et à des conférences en certification. » Si vous travaillez en équipe, vous pouvez aller chercher diverses connaissances pour ensuite les mettre en commun.

Connaître son marché. Si votre marché compte peu de sociétés ouvertes et de multinationales, il n’est pas nécessaire de connaître les IFRS dans leurs moindres subtilités. Examinez les secteurs dans lesquels vos clients exercent leurs activités et déterminez le genre de conseils dont ceux-ci ont besoin.

Être conscient des limites de ses connaissances. Il importe de connaître les méthodes comptables choisies par le client, de même que la réglementation à laquelle celui-ci doit se conformer. Évidemment, votre savoir n’a pas besoin d’être infini, mais vous devez en connaître les limites et, s’il le faut, vous devez être en mesure de faire appel à des experts. Assurez-vous d’employer toutes les ressources qui vous permettront d'accomplir correctement votre travail.

Avoir l’étoffe du généraliste. Aimez-vous relever des défis variés? Avez-vous du plaisir à sauter d’un projet à l’autre plusieurs fois par jour? Cela vous plaît-il de ne pas savoir ce que votre journée vous réserve? Si vous avez répondu « oui » à toutes ces questions, vous avez le profil parfait pour être généraliste.

Le client a avantage à recourir à un généraliste, dont l’expérience couvre un large éventail de sujets, de secteurs et de situations. Il obtient ainsi des conseils d’affaires fondés sur une solide base de connaissances qui ne cesse de s'élargir. « Nous pouvons tirer des leçons des difficultés surmontées dans le passé et en faire profiter chacun de nos clients », souligne Susan McIsaac.

Faites connaître cet avantage et les compétences que vous possédez, car les clients ne s'imaginent pas toujours l’étendue des connaissances des généralistes.