Le futur de la comptabilité est arrivé. Sommes-nous prêts?

Les cabinets virtuels tels que Live CA LLP constituent la nouvelle frontière en comptabilité.

Lorsque Josh Zweig (ci-dessus, à gauche) s’est rendu de Tel Aviv à Halifax afin de rencontrer son associé Chad Davis (ci-dessus, à droite) en personne pour la première fois, ce duo collaborait déjà depuis trois mois. Cette jeune entreprise sort de l’ordinaire. La société LiveCA LLP (liveca.ca) est le premier cabinet comptable exclusivement en ligne du Canada. Les deux associés et leurs sept employés à temps plein font tous du télétravail. Ils rencontrent  leurs clients par webcam, gèrent leurs dossiers et en font le suivi dans le nuage, et ne changeraient de façon de faire pour rien au monde.

C’est en 2013 que MM. Zweig et Davis ont pris contact en ligne, grâce à une connaissance commune sur LinkedIn. Possédant tous deux une expertise dans les pratiques comptables infonuagiques, ils ont vu une occasion à saisir du côté de la nouvelle génération d’entrepreneurs mobiles. Et ils ne sont pas les seuls. Grâce aux avancées technologiques, les cabinets virtuels tels que LiveCA constituent la nouvelle frontière en comptabilité. D’ailleurs, à la fin 2013, Deloitte faisait l’acquisition de Curtis McLean, un cabinet néo-zélandais axé sur l’infonuagique.

Toute une réflexion à mener

Au Canada, les règles de déontologie imposent au comptable d’avoir à tout le moins un cabinet à temps partiel où recevoir les gens, explique Gary Hannaford, FCA, président du Comité sur la confiance du public de CPA Canada. Celui-ci examine les normes internationales s’appliquant aux cabinets virtuels afin de formuler des recommandations pour le Canada.

« Les besoins des clients évoluent, et la prestation électronique de services professionnels devient de plus en plus courante, explique M. Hannaford. Nous devons trouver comment ce travail peut être fait efficacement tout en protégeant le public. »

Les problèmes potentiels vont au-delà des questions liées à la réglementation professionnelle : activités exercées hors du pays, protection de la vie privée, sécurité en ligne, sans parler de la reddition de comptes. Comment les clients peuvent-ils porter plainte contre des cabinets virtuels de l’étranger?

« Voilà autant de questions épineuses pour les autorités de réglementation et le public, note Rod Barr, FCPA, FCA, président et chef de la direction de CPA Ontario. Ces questions peuvent être réglées, mais elles doivent d’abord être soigneusement prises en compte, et des mesures s’imposent pour réduire les risques. »

« Notre motivation, c’est de légitimer cette façon de faire des affaires et de moderniser la profession aux yeux des gens, affirme Josh Zweig. L’heure est à la stratégie de valorisation de la marque CPA, et voilà une occasion en or de créer une nouvelle image du CPA, versé en technologie et apte à résoudre des questions d’affaires actuelles. »

À propos de l’auteur

Jaclyn Law


Jaclyn Law est rédactrice-réviseure indépendante à Toronto.

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