Build Your Family Bank

Le nouveau livre d’Emily Griffiths-Hamilton est un guide pour aider les plus nantis à transmettre leur patrimoine aux générations suivantes.

Nombre de ceux qui ont eu une enfance aussi privilégiée que celle d’Emily Griffiths-Hamilton se garderaient sans doute de parler d’enfants de riches qui ont « tout cuit dans le bec », mais la fille du regretté magnat de la presse et des sports Frank Griffiths aborde la question sans complexe.

Elle se dissocie de ce stéréotype et met le lecteur en garde contre la précarité du patrimoine familial.

S’il est vrai qu’elle a passé ses vacances sur le yacht familial en Méditerranée, elle a tout de même travaillé dur pour faire carrière en comptabilité et s’est employée à mettre à profit son héritage, malgré quelques dérapages.

Dans Build Your Family Bank, un guide pour aider les plus nantis à transmettre leur patrimoine aux générations suivantes, les récits personnels jalonnent les conseils professionnels. Au lieu d’encourager l’oisiveté, dit l’auteure, la fortune familiale devrait soutenir des héritiers travailleurs et versés en finances qui trouveront un emploi valorisant susceptible de les aider à grossir ce patrimoine plutôt qu’à le gaspiller.

Elle cite la statistique alarmante selon laquelle 70 % des plans de relève n’atteignent pas leurs objectifs. Pour éviter cet écueil, elle conseille de s’intéresser aux actifs financiers, mais aussi au capital intellectuel et humain. Elle invite les familles à parler ouvertement d’argent, à bâtir la confiance et à collaborer à la réalisation d’une vision commune. La collaboration et l’établissement d’un plan permettront en grande partie de préserver le patrimoine pour les générations futures.

L’auteure déconseille fortement de miser uniquement sur des moyens de contrôler son patrimoine après la mort : actes de fiducie complexes, mécanismes de report d’impôt, contrats d’assurance, etc. Elle explique qu’il faut au contraire opter pour l’approche de la « banque familiale », qui prépare la prochaine génération à bien prendre sa vie en main.

Mme Griffiths-Hamilton conteste la règle voulant que les actifs soient répartis également entre les enfants. Une répartition « juste » n’est pas nécessairement «  égale », selon elle. Ainsi, un enfant accepté dans une université prestigieuse pourrait avoir besoin d’un meilleur soutien qu’un autre qui suit une formation technique dans un collège.

Les fonds de la banque familiale devraient avant tout servir au développement des compétences des héritiers. On peut s’acheter des mocassins Gucci, écrit-elle, du moment qu’on le fait avec l’argent gagné à la sueur de son front.

La crédibilité de l’auteure est indéniable. En 1997, trois ans après le décès de son père, un article publié dans une revue affirmait que ce dernier n’avait pas mis en place un plan de relève. Il l’avait pourtant fait, selon les conseils reçus à la fin de sa vie. « Aucune famille ne devrait voir son nom faire les manchettes de cette manière », soutient-elle. Cela lui a toutefois permis d’apprendre comment optimiser la planification.

À propos de l’auteur

Susan Smith


Susan Smith est une rédactrice indépendante établie dans la région de Toronto.

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