Boîte aux lettres – novembre 2014

Les lecteurs de CPA Magazine réagissent aux numéros d’août et septembre par courrier et Twitter.

Une question d’équilibre

J’ai lu intégralement le numéro d’août de CPA Magazine. J’ai trouvé l’ensemble du magazine intéressant et je suis certaine que tous les lecteurs y trouvent leur compte. Toutefois, je déplore les articles du genre « Étoiles montantes ». Même s’ils peuvent inspirer des étudiants ou de jeunes comptables, ces articles augmentent la pression exercée sur l’ensemble de la profession, particulièrement dans la société axée sur la performance dans laquelle nous vivons.

Chacun veut se démarquer et « percer ». Cependant, on présente rarement le profil de personnes heureuses dans leur profession, leur emploi ou leur entreprise, et qui ont trouvé l’équilibre entre l’épanouissement professionnel et la vie familiale.

Vous faites la promotion d’outils qui peuvent aider à atteindre cet équilibre. Pourquoi ne pas donner l’exemple d’un homme ou d’une femme qui a travaillé fort, non pas en cumulant des semaines de 60 heures, mais plutôt en cherchant à se définir, à trouver la motivation et l’épanouissement souhaités ou en parvenant à bien équilibrer obligations personnelles et professionnelles? Il pourrait s’agir du portrait tout à fait ordinaire d’un(e) professionnel(le), peu importe le sexe, la religion, la région, etc., qui travaille pour vivre sa vie plutôt que pour la gagner, et qui est heureux(se) dans sa vie personnelle. Autrement dit, on ne parle pas d’une carrière internationale passée dans les avions et les hôtels, et jalonnée de coups de fil aux enfants qu’on ne peut voir que le samedi matin.

Chaque être humain est unique et cherche à atteindre son propre équilibre, selon son style, sa personnalité, ses aspirations et ses choix de vie.

Une personne ayant réalisé ses objectifs de carrière ne s’intéresse plus à la lecture de profils de gens motivés et ambitieux qui relèvent continuellement de nouveaux défis. Les défis nous font grandir, mais ils ne doivent pas nécessairement être enlevants, exigeants ou encore nécessiter un changement d’emploi.

Josée-Lise Massé, MBA, CPA, CA
Saint-Léonard d’Aston (Québec)

Moins de taxes, moins de profiteurs

David Descôteaux décrit injustement les subventions comme des cadeaux (« Trop de cadeaux aux entreprises », numéro de septembre).

Ce ne sont pas les subventions qui posent problème, mais plutôt les taux d’impôt élevés, qui font en sorte que les entreprises partent ou cessent d’embaucher et d’innover.

Chaque geste du gouvernement a des effets pervers. Une subvention n’est pas un cadeau, mais de l’argent soutiré par l’impôt usuraire et redonné aux entreprises pour les maintenir à flot ou les garder au pays.

La solution ne réside pas dans une intervention de l’Organisation mondiale du commerce. Il faudrait plutôt diminuer les taxes, s'arranger pour avoir moins de profiteurs qui exploitent les gouvernements et obliger les gouvernements à rendre des comptes.

Prenons l’Irlande : ses taux d’impôt sont si attirants que l’Union européenne (UE) l’encourage à les augmenter afin d’éviter que le reste de l’UE ne souffre d’une érosion des investissements.

Noordine Teja
Woodbridge (Ontario)