Michel-Ange en garantie

Le vérificateur général italien a ouvert une enquête sur les trois principales agences de notation en réaction à leurs dégradations successives de la cote de la dette souveraine du pays.

Les trois principales agences de notation – Standard & Poor's, Moody's et Fitch – pourraient devoir verser à l'Italie de 117 à 234 milliards d'euros, selon le numéro du 5 février du journal britannique The Guardian et du journal économique parisien Les Échos.

Le vérificateur général italien (corte dei conti) a ouvert une enquête sur les trois agences. Il juge que leurs dégradations successives de la cote de la dette souveraine du pays sont injustifiées. Les agences n'auraient pas agi ainsi, dit le vérificateur, si elles avaient tenu compte de l'héritage culturel et artistique de l'Italie, qui est à la base de sa richesse. Le vérificateur se demande également comment on peut évaluer la chapelle Sixtine, que, dans son bilan, le Vatican chiffrerait à la somme symbolique de 1 $.

Standard & Poor's a répondu que l'enquête, si elle aboutissait, serait « futile et sans valeur ».