Pression sur le terrain

Le travail de Joe Fletcher à la Coupe du Monde sera aussi scruté que celui de Messi.

Quand il mettra le pied sur le terrain comme arbitre adjoint ce mois-ci au Brésil lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Joe Fletcher sait qu'il sentira une certaine pression. Après tout, avec quelques centaines de millions de spectateurs, chacune des décisions des arbitres sera scrutée à la loupe. Mais Joe Fletcher, fort de sa vaste expérience, notamment l'arbitrage de deux matchs aux Jeux olympiques de 2012 à Londres, se sent prêt. « J'ai déjà ressenti cette pression » , affirme le comptable de 37 ans qui a obtenu son badge d'arbitre de la FIFA en 2007 et qui était un des arbitres de la finale de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA en 2011, en Colombie. « Je sais ce que je dois faire, il me reste maintenant à bien le faire. »

Il en a fait du chemin depuis l'époque où il arbitrait les matchs de la ligue locale de soccer à Niagara Falls en Ontario. « J'arbitrais au lieu de livrer des journaux » , raconte-t-il en riant. Aujourd'hui, Joe Fletcher, associé chez Wormald Masse Keen Lopinski à St. Catharines en Ontario, arbitre de 20 à 25 matchs par année, surtout pour la Major League Soccer, principale ligue professionnelle de soccer de l'Amérique du Nord, et pour les compétitions organisées par la FIFA. En 2012, son équipe d'arbitres figurait sur la liste des 52 équipes (de trois arbitres chacune) qui se disputaient une des 25 places à la Coupe du Monde. Il pensait bien que son équipe pouvait être retenue, mais il n'osait pas trop y croire. « Il ne s'agit pas tant de leur donner une raison de nous choisir, dit-il, que de ne leur donner aucune raison de nous rejeter. Il ne faut pas commettre d'erreurs graves. »

Il a reçu l'annonce officielle de sa sélection à la mi-janvier en pleine nuit. « Au matin, mes amis avaient déjà rempli ma boîte vocale de messages de félicitations » , se rappelle Joe Fletcher.

La FIFA ne garantit pas le nombre de matchs que les officiels arbitreront au Brésil, mais Joe Fletcher surveillera les lignes de touche pendant au moins un match de la phase de groupes et, si tout va bien, sera peut-être choisi pour la phase d'élimination directe. « La pression ne me fait pas peur, dit-il. C'est en fait ce qui me pousse à continuer. »

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