Or – La ruée vers le plus attrayant des métaux précieux par Matthew Hart

Critique d’un nouveau livre qui fait découvrir les joies et les peines liées à l’or aujourd’hui.

Depuis que les Lydiens de l’Asie Mineure ont inventé la monnaie d’or au VIIe siècle av. J.-C., les hommes creusent la terre à la recherche du métal précieux qui a vu régner et s’éteindre nombre de dynasties.

Dans Gold — The Race for the World’s Most Seductive Metal, l’auteur Matthew Hart nous transporte du fond des mines africaines au sommet des tours de Bay Street pour nous faire découvrir les joies et les peines liées
à l’or aujourd’hui.

Notre voyage débute aux « portes de l’enfer » : la mine Mponeng, située à environ 65 km de Johannesburg. C’est la mine la plus profonde jamais creusée. L’auteur nous plonge avec lui dans l’obscurité, la chaleur et l’humidité que les mineurs doivent endurer. Il nous présente Bad Brad, tireur engagé pour protéger les actifs de l’entreprise contre les « mineurs fantômes », qui tentent d’entrer illégalement dans la mine afin d’en extraire un peu d’or qu’ils vendent à des organisations criminelles à un prix dérisoire.
Le deuxième chapitre raconte comment, au XVIe siècle, les troupes des conquistadors espagnols ont utilisé leur armement supérieur pour écraser les Aztèques et les Incas, et piller leur or.

Ensuite, nous apprenons comment le métal précieux est devenu un pilier pour les économies européennes et, plus tard, pour l’économie américaine. L’auteur rappelle l’instauration de l’étalon-or, son abandon par le Royaume-Uni pendant la crise de 1929, puis son arrêt de mort signé par le président Nixon.

Après avoir cessé de garantir les devises avec de l’or, on a commencé à échanger le métal jaune sur les marchés mondiaux comme produit de base sous diverses formes, et à l’utiliser comme valeur refuge. Autrefois symbole du statut des rois, l’or est devenu le placement de choix de l’élite commerciale.

De nos jours, Toronto, « centre mondial de l’or » selon l’auteur, joue un rôle important dans l’industrie aurifère en raison de son vaste bassin de capitaux pour financer l’exploration et l’exploitation minières.

Le livre se penche également sur les banquiers, avocats, géologues et explorateurs qui ont été des acteurs clés en ce sens. Par exemple, la section sur Peter Munk, qui a fui les nazis en Hongrie et immigré au Canada, fascinera les lecteurs qui ne connaissent pas l’histoire de la Société aurifère Barrick.

Nous passons ensuite de Toronto à la Chine, qui a remplacé l’Afrique du Sud en 2008 à titre de premier producteur d’or mondial, pour une visite de la mine Linglong située sur la péninsule Shandong, riche en métal jaune.

Notre voyage se termine là où il a commencé : en Afrique. Nous découvrons d’abord comment, au XIXe siècle, les Britanniques ont anéanti le royaume Ashanti, dernier grand empire de l’or du continent. Ensuite, nous visitons le Sénégal et la République démocratique du Congo, où la recherche de l’or semble tout aussi violente et immorale qu’à l’époque où les Espagnols ont conquis l’Amérique du Sud.

Bref, l’auteur donne de nombreux renseignements intéressants, et les histoires qu’il raconte sont captivantes. Toutefois, un fil conducteur plus subtil que celui de l’attrait perpétuel de l’or à travers les âges aurait rendu la lecture de l’ouvrage plus satisfaisante.


À propos de l’auteur

Susan Smith


Susan Smith est une rédactrice indépendante établie dans la région de Toronto.

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