Beaucoup d’instinct, peu de données

Malgré toutes les données disponibles pour guider la prise de décision, une nouvelle étude indique que les dirigeants d’entreprises canadiennes comptent plutôt sur leur instinct et leur intuition.

On pourrait croire que, lorsque vient le temps de prendre de grandes décisions, les dirigeants d’entreprises canadiennes sont détendus, rationnels et axés sur les données. En vérité, ils sont instinctifs et intuitifs, révèle un sondage de PwC intitulé PwC Global Data & Analytics Survey 2014: Big Decisions.

À l’échelle mondiale, 58 % des dirigeants affirment se fier sur leur instinct et leur expérience, et cette proportion grimpe à 73 % au Canada. Au pays, à peine le quart des dirigeants se sont appuyés sur une analyse des données pour prendre des décisions importantes.

Selon un autre rapport intitulé Gut & Gigabytes: Capitalizing on the Art and Science in Decision Making, produit par l’Economist Intelligence Unit et commandité par PwC, les dirigeants d’entreprises sont trois fois plus susceptibles d’apporter des améliorations importantes à leurs prises de décisions en matière d’innovation, de croissance et d’avantage concurrentiel. En outre, bon nombre de décideurs ont maintenant accès à un ensemble bien garni de données et de renseignements avant de décider de l’orientation de leur entreprise.

Selon 63 % de dirigeants au Canada et 45 % de dirigeants dans le monde, le fait de s’appuyer sur des données a été nuisible pour leur entreprise.

Les données massives comportent leur lot d’obstacles, dont la surcharge de données. Ainsi, 43 % des Canadiens (35 % dans le monde) n’utilisent pas les données parce qu’ils considèrent que la qualité, l’exactitude et l’exhaustivité de celles-ci font défaut. La rapidité de diffusion des données constitue un autre problème : une forte majorité des dirigeants canadiens (70 %, contre 46 % dans le monde) ont dit ne pas pouvoir obtenir les données en temps voulu.

Enfin, mentionnons l’incompréhension : parmi les chefs de la direction, 90 % des répondants canadiens (contre 52 % dans le monde) affirment que dans certains cas, ils n’ont pas tenu compte des données, faute de les comprendre.

À propos de l’auteur

Yan Barcelo


Yan Barcelo est journaliste dans la région de Montréal.

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