Boîte aux lettres - août 2014

Nos lecteurs réagissent au numéro de juin 2014 par courriel et Twitter.

Un paradis fiscal

J’ai été consternée de lire que [CPA Canada] conseille à Ottawa de maintenir les taux d’impôt des sociétés à un faible niveau (« Le fisc s’en va-t-en guerre », numéro d’avril). En encourageant la course vers le bas, vous allez à l’encontre de certaines des meilleures idées sur la question et de plusieurs initiatives en cours.

La structure fiscale canadienne a fait de notre pays un paradis fiscal, ce qui entraîne des conséquences graves dans les secteurs des soins de santé, de l’éducation et des infrastructures. Le fait que plus de la moitié des sociétés de l’indice TSX 60 ont payé moins de 10 % d’impôts entre 2007 et 2011 révèle de graves lacunes dans le système. Ce n’est pas aux particuliers de supporter le fardeau fiscal d’entreprises qui ne versent pas leur juste part au fisc. CPA Canada devrait se conformer davantage à l’initiative de l’OCDE au lieu de reprendre une vieille stratégie qui n’a pas rempli ses promesses.

Martina Wood, Mississauga (Ont.)

Réponse de la rédaction : Gabe Hayos, vice-président, Fiscalité à CPA Canada, explique : « CPA Canada estime que le maintien des taux d’impôt des sociétés à un faible niveau sert au mieux les intérêts de l’économie canadienne. De nombreuses études ont démontré que ce ne sont pas les sociétés qui assument les coûts de l’impôt sur leurs bénéfices, mais bien leurs employés, par des salaires inférieurs. Les études révèlent aussi que les impôts auxquels sont assujetties les sociétés érodent la productivité et minent la croissance, et que les récentes réductions des impôts de sociétés ont pour effet d’accroître les investissements et de créer des emplois au Canada.

Outre l’impôt sur les bénéfices, les sociétés doivent payer des impôts fonciers, des droits de douane, des taxes de vente et autres taxes à la consommation ainsi que des taxes afférentes à l’emploi. Il est essentiel de tenir compte de tous ces impôts et taxes pour calculer la charge fiscale totale d’une société. Une étude récente de PwC sur la charge fiscale totale montre que, lorsqu’on tient compte de tous ces impôts et taxes, le taux d’imposition total des entreprises au Canada s’élève à 33,4 %, soit trois fois le taux de 10 % avancé par Mme Wood. »

Des éloges

Enfin, après 54 ans dans la profession comptable, je reçois un magazine professionnel axé sur l’actualité, moderne, de lecture agréable, et qui suscite la fierté. La section « Au travail » est excellente; « Coup d’œil » et « Fraude » sont courtes et pertinentes.

John R. Robertson, Ottawa

Je vous félicite pour votre excellent travail concernant le nouveau CPA Magazine. Les articles, le ton employé et la qualité du contenu sont remarquables. J’ai été enchanté que le numéro du mois de mai traite des bitcoins et de l’avenir de l’argent. Vous osez aborder des questions nouvelles et passionnantes sur la comptabilité.

Ryan N. Lazanis, Montréal

Je suis ravie du contenu de CPA Magazine. Après la publication du dernier numéro de CGA Magazine, je me suis mise à lire l’édition en ligne de CPA Canada. Les articles sont bien écrits, et les sujets, intéressants, ce qui fait de cette lecture un vrai plaisir.

Julie Lucas, Halifax

Certains lecteurs se sont plaints du premier numéro de CPA Magazine. Je tenais à vous dire que je l’adore. J’utilise certains articles pour mes cours (je suis professeure adjointe en comptabilité et finance). Le magazine est excellent, la facture graphique est attrayante, et les articles portent sur des questions actuelles et pertinentes qui se posent au Canada et dans le monde. Merci d’aborder la profession sous l’angle international (hé oui!, les conflits de Sophia Loren avec le fisc m’intéressent).

Eloisa Perez, Edmonton

Le numéro de mai est à mon avis l’un de vos meilleurs depuis longtemps.

Adrian Burridge, Qualicum Beach (C.-B.)

comments powered by Disqus

Faits saillants

Mettez vos connaissances à jour et élargissez votre réseau grâce à ce colloque à ne pas manquer (en anglais), qui porte sur les questions et tendances essentielles pour les membres des comités d’audit.

Dans votre entourage se tapit sûrement une personne surendettée. Si vous êtes observateur, vous reconnaîtrez l’un ou plusieurs de ces symptômes.