Droits de scolarité : Coûteuses, les études (deuxième partie)

Après avoir examiné, dans la première partie, comment épargner en vue des études postsecondaires, voyons maintenant comment certaines dispositions fiscales peuvent alléger le fardeau financier de ces études.

Dans mon premier billet sur les droits de scolarité, j’ai montré que les études supérieures imposent souvent un lourd fardeau financier aux étudiants et à leurs parents. Heureusement, le régime fiscal canadien prévoit plusieurs déductions et crédits qui aident à alléger ce fardeau. Encore faut-il s’en prévaloir!

Comme c’est toujours un grand plaisir pour moi d’aider les gens à tirer le meilleur parti du régime fiscal, je vous offre ici quelques conseils.

Je recommande d’abord à tous les étudiants de niveau postsecondaire de produire une déclaration de revenus. Tout revenu gagné par un étudiant peut, d’une part, créer des droits de cotisation au REER qui pourront être utilisés plus tard et, d’autre part, donner droit à un crédit pour la TPS/TVH. La production d’une déclaration de revenus est aussi une compétence qu’il importe d’acquérir tôt dans la vie. Apprendre à agir en contribuable responsable finit toujours par rapporter.

L’une des dispositions fiscales visant les étudiants est le crédit d’impôt pour frais de scolarité. Il y a aussi les crédits d’impôt pour études et pour manuels mais, selon le dernier budget fédéral, ces crédits seront supprimés le 1er janvier 2017. Le crédit d’impôt pour frais de scolarité permet à l’étudiant de réduire l’impôt qu’il doit payer. Si l’étudiant n’en a pas besoin pour ramener son impôt à zéro, ce crédit peut être reporté pour utilisation ultérieure ou il peut être transféré à l’un des parents ou des grands-parents. Le document Les étudiants et l’impôt, publié sur le site Web de l’Agence du revenu du Canada (ARC), fait le tour de la question.

Les étudiants qui utilisent les transports publics pour se rendre à leurs cours peuvent se prévaloir du crédit d’impôt pour le transport en commun.

Ceux qui ont la chance d’avoir des bourses d’études ou de stage pourraient déduire les frais de déménagement pour retourner au collège ou à l’université, ou pour occuper un emploi d’été. Ils doivent aussi bien comprendre le mode d’imposition de ces subventions. Généralement, ces montants font l’objet d’une exemption, de sorte qu’ils ne sont pas imposables. Un des nouveaux folios de l’ARC fournit des renseignements détaillés sur l’imposition de l’assistance financière à l’éducation.

Les études collégiales et universitaires devraient permettre aux étudiants d’acquérir non seulement les connaissances nécessaires pour mener une carrière stimulante et gratifiante, mais aussi des compétences générales et financières essentielles, comme l’établissement d’un budget, le contrôle des dépenses et la gestion du crédit et des dettes. Les étudiants et leurs parents trouveront en ligne de nombreux outils qui les aideront à examiner ensemble ces questions – en voici un exemple.

Il s’agit d’une période de grands changements tant pour les étudiants que pour leurs parents. Et ces derniers ont tout intérêt à examiner comment le passage de leurs enfants dans le monde des grands transformera leur vie et leur relation avec ces jeunes adultes. Voici un article (en anglais) susceptible d’alimenter leur réflexion.

Armés de connaissances et de compétences solides, les étudiants autant que leurs parents pourront vivre pleinement l’aventure excitante de l’université. Mon fils de quatorze ans entamera dans quelques années ce grand périple et j’ai hâte de faire route à ses côtés. Je vous souhaite bon voyage à vous aussi.

Poursuivons la conversation

Votre enfant est-il bien préparé à affronter le défi financier des études collégiales ou universitaires? L’êtes-vous? Publiez vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Ann Hebert, CPA, CA


Ann Hebert exerce à Toronto. Depuis juin 1994, elle travaille pour la société de gestion de placement Invesco Canada, où elle a occupé divers postes avant de devenir vice-présidente adjointe à la fiscalité des entreprises, en 2002. Passionnée de littératie financière, Mme Hebert entend aider les Canadiens à approfondir leurs connaissances financières.

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