Parents : L’université n’est pas la seule voie de la réussite

Une tour d’ivoire n’est pas le seul ― ni même le meilleur ― choix possible pour garantir l’avenir financier de nos enfants.

Même si mon fils ne fera que commencer sa cinquième année en septembre, j’ai toujours tenu pour acquis qu’il irait un jour à l’université. Dernièrement, cependant, je me suis demandé sur quoi reposait cette idée, et pourquoi la plupart des parents canadiens pensaient la même chose. Pourquoi avons-nous cette préférence pour l’université alors qu’il existe tant d’autres moyens de réussir sur le plan financier et de mener une vie épanouissante?

Cette question m’est venue récemment quand une amie a écrit sur Facebook combien elle était fière de son fils qui, au terme de ses études secondaires, venait d’être accepté dans un programme de formation réputé pour apprentis électriciens. Ma réaction a été des plus prévisibles : «C’est génial!». Bien sûr qu’il y avait de quoi être fier. Il devenait peu probable que le jeune doive un jour travailler comme barista à Starbucks pour subvenir à ses besoins, comme tant d’étudiants universitaires doivent le faire.

Une ou deux semaines plus tard, un ami et collègue rédacteur m’a raconté comment sa fille dans la vingtaine avait trouvé son nouvel emploi. Tandis qu’elle assistait à un concert de rue à Toronto, elle a vu une pancarte «Nous recrutons» devant un salon funéraire. Elle venait tout juste de terminer une formation de directrice de pompes funèbres, un métier qu’elle avait choisi d’exercer après avoir obtenu un diplôme de sciences d’une grande université ― même si un diplôme universitaire n’était pas un préalable à la formation. Elle y est entrée en se disant qu’elle allait se renseigner sur le poste, et en est ressortie avec l’emploi de ses rêves en poche.

Certes, elle s’est présentée au bon moment et la chance lui a souri. Mais quand avez-vous entendu pour la dernière fois que quelqu’un avait trouvé un emploi qualifié grâce à une annonce, sans parler d’une affiche apposée sur une vitrine? Au contraire, les nouvelles regorgent d’histoires de jeunes diplômés universitaires qui battent le pavé, font du réseautage et travaillent comme stagiaires non rémunérés pendant des mois, voire des années avant d’obtenir un poste de premier échelon.

D’aucuns diront que le but de l’université n’a jamais été de mener à un emploi rémunérateur, mais uniquement de dispenser le savoir. Soit. Mais lorsqu’une personne, ou sa famille, se retrouve avec une facture à cinq chiffres une fois les études supérieures terminées, on peut se demander si cette hypothèse, ou du moins son réalisme pour de nombreux étudiants, est fondée.

Comprenez-moi bien : loin de moi l’idée de critiquer l’université. Je suis titulaire d’un diplôme en journalisme et je n’ai jamais regretté ce choix. Et l’université est de toute évidence la voie à suivre pour de nombreux étudiants, compte tenu du métier envisagé. Mais il n’en reste pas moins que, en tant que parents, il serait bon de repenser notre façon de voir l’université : s’agit-il bien du meilleur ou du seul choix possible pour la réussite de nos enfants?

Poursuivons la conversation

Pensez-vous qu’un diplôme universitaire soit une nécessité absolue dans l’économie d’aujourd’hui? Conseilleriez-vous à vos enfants d’envisager d’autres cheminements lorsqu’ils terminent leurs études secondaires? Publiez vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles des Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)

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