L’argent et les mathématiques

Des études montrent que l’apprentissage des mathématiques a des effets positifs sur la situation financière.

Un de mes amis a récemment demandé sur Twitter combien font 25 % de 60 $. La question m’a fait rire... jaune.

Nous connaissons tous des gens qui auraient du mal à faire un simple calcul comme celui-là pour déterminer le rabais sur le chandail qu’ils veulent acheter. (Pour ceux qui ont besoin d’un petit coup de pouce : 25 % équivalent à un quart; 60 $ ÷ 4 = 15 $ de rabais.) Mais la question posée sur Twitter est troublante précisément parce que les faiblesses en mathématiques sont monnaie courante.

Évidemment, il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat en mathématiques pour bien gérer son argent. N’empêche qu’il faut avoir des connaissances de base en mathématiques pour comprendre certains concepts financiers, comme les intérêts composés. Les gens qui n’ont pas de bonnes compétences en mathématiques ont tendance à investir, dépenser ou épargner de façon plus émotive, confiait Shawn Cole, professeur de finance à la Harvard Business School, au Wall Street Journal l’an dernier.

Selon son étude, Smart Money? The Effect of Education on Financial Outcomes, les personnes vivant dans des secteurs qui imposent plus de cours de mathématiques au secondaire obtiennent de meilleurs résultats financiers que les autres (meilleure gestion du crédit, revenus de placement plus élevés, saisies immobilières moins fréquentes, etc.), même quand on tient compte des variables démographiques comme le sexe ou la race.

Mais, ironiquement, de nombreuses commissions scolaires abandonnent les méthodes traditionnelles de mémorisation et de répétition dans l’enseignement des mathématiques au primaire au profit de techniques qui mettent l’accent sur la compréhension de concepts plus vastes. Tout ça est bien beau, jusqu’au jour où l’on s’aperçoit que son enfant de quatrième année ne connaît pas encore ses tables de multiplication. (J’en sais quelque chose.)

Aujourd’hui, c’est aux parents que revient la tâche ingrate de faire apprendre les tables de multiplication aux enfants. Et croyez-moi, c’est un travail long et pénible. Adam, mon fils de 10 ans, a tout essayé : les aide-mémoire, les sites Web et même les maths en chansons Schoolhouse Rocks. Disons qu’il s’agit encore d’une œuvre inachevée.

Mais il y parviendra. Je m’en fais un devoir. Bien sûr, le lecteur de cartes de crédit nous dit combien laisser en pourboire au restaurant, le téléphone intelligent nous donne accès à une calculatrice en tout temps, nous pouvons même demander à Siri de calculer 25 % de 60 $. Mais si Adam ne peut même pas faire ce simple calcul mental, j’aurai beau m’évertuer à lui inculquer des compétences financières, je ne suis pas certaine que mes efforts porteront fruit.

POURSUIVONS LA CONVERSATION

Qu’en pensez-vous? Les mathématiques sont-elles une composante essentielle de la littératie financière? Les écoles enseignent-elles bien les mathématiques aujourd’hui? Publiez vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)

Faits saillants

Participez à ce rendez-vous annuel (en anglais) des dirigeants financiers d’OSBL pour obtenir des conseils sur la gestion de votre organisation et tirer parti des connaissances d’experts.

Pour ne rien manquer des principales mesures du #budget2017, suivez CPA Canada sur les médias sociaux et regardez notre vidéo en direct.