L’entrepreneuriat : Un saut dans l’inconnu qui demande de l’audace (première partie)

Vous voulez devenir entrepreneur, mais ne savez pas par où commencer ou à quoi vous attendre?

L’entrepreneuriat est à la mode en ce moment. Les formateurs cherchent à introduire le sujet dans leurs programmes, et de nombreux ouvrages et magazines sont publiés sur la question. Il y a même des émissions de téléréalité, comme Dans l’œil du dragon, qui mettent en vedette des entrepreneurs.

Je crois à la nécessité d’éduquer davantage les gens sur les questions financières, y compris l’entrepreneuriat. Mais je crois aussi que l’entrepreneuriat n’est pas pour tout le monde, car pour se lancer en affaires, il ne faut pas avoir froid aux yeux. C’est pourquoi je vous présente aujourd’hui quelques réflexions intéressantes pour ceux qui songent à faire le grand saut. Dans un prochain billet, je vous parlerai de ce qu’il faut savoir avant de démarrer sa propre entreprise, et de ce qu’il faut faire ou éviter de faire.

Commençons par une question. À quoi pensez-vous lorsque vous entendez le mot «entrepreneur»? Plusieurs s’imaginent déjà devenir le prochain Larry Page, Elon Musk ou Mark Zuckerberg. Cependant, il ne faut pas oublier que la réussite, en entrepreneuriat comme en toute chose, est faite de 10 % d’inspiration et de 90 % de travail. Pour accroître vos chances de succès, concentrez-vous sur les éléments que vous êtes en mesure de contrôler, et travaillez fort.

Alors, par où commencer?

Cela peut sembler évident, mais la première chose à faire avant de se lancer en affaires est de s’assurer d’avoir un produit ou un service à vendre. Voici trois questions à vous poser :

  • Ai-je une compétence pour laquelle les autres sont prêts à payer?
  • Puis-je acheter ou fabriquer un produit à un prix qui me permet de réaliser un profit?
  • Ai-je une idée qui, une fois développée, me permettrait de répondre par l’affirmative à l’une des deux questions ci-dessus?

Si vous ne pouvez répondre «oui» à aucune de ces questions, je vous conseille d’attendre. Vous éviterez ainsi bien des risques et des efforts inutiles.

L’étape suivante consiste à mettre par écrit vos idées de produits ou de services, et à les étudier attentivement. Avez-vous pensé à un service qui répond à un besoin sur le marché, comme Reed Hasting, qui a démarré Netflix parce qu’il n’aimait pas se voir imposer des frais de retard lorsqu’il louait des films? Ou peut-être avez-vous pensé à un produit qui n’existe pas encore, comme Steve Jobs, qui a créé une toute nouvelle catégorie à mi-chemin entre l’iPhone et l’iMac lorsqu’il a lancé la tablette iPad en 2010?

En Amérique du Nord, la majorité des entrepreneurs font leurs débuts sur des marchés existants. Cela peut très bien fonctionner, pour autant que le marché en question ne soit pas saturé. Il n’y a qu’à regarder le nombre impressionnant de chaînes de restauration rapide, d’entrepreneurs en construction ou de cabinets professionnels qui coexistent dans le même marché.

Voici d’autres questions intéressantes pour poursuivre votre réflexion :

  • Ai-je identifié des clients potentiels?
  • Ai-je l’argent ou la capacité d’emprunt nécessaire au démarrage?
  • Suis-je prêt à risquer mon argent?
  • Ai-je assez de temps à consacrer au démarrage de mon entreprise?
  • Est-ce que je connais des professionnels (avocats, comptables ou autres) qui peuvent m’aider dans mes démarches?

Lorsqu’un marché existe, le risque est moindre, car on sait à quoi s’attendre; on a donc plus de chance de réussir.

Ne manquez surtout pas mon prochain billet, dans lequel je vous dirai tout ce qu’il faut savoir avant de démarrer son entreprise, et ce que les entrepreneurs devraient faire ou éviter de faire.

Poursuivons la conversation

Qu’aimeriez-vous savoir d’autre? Qu’est-ce qui vous empêche de faire le saut? Publiez vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Bernard Grobbelaar, CPA, CA

Associé, Oikonomos Chartered Professional Accountants
Bernard Grobbelaar est le fondateur d’Oikonomos Chartered Professional Accountants, un cabinet comptable offrant des services dans cinq domaines : fiscalité, comptabilité, externalisation, consultation et certification. Au cours de sa carrière, il a fourni ses services tant à des sociétés ouvertes qu’à des sociétés à capital fermé, ainsi qu’à des organismes sans but lucratif. Marié et père de quatre enfants, il est bien au fait des défis à surmonter lorsqu’on se lance dans les affaires.