Tour de magie : des friandises à rabais

Halloween constitue une occasion idéale d’expliquer la loi de l’offre et de la demande.

J’aime Halloween : on déambule déguisé dans la rue, on se gave de sucreries, on oublie les devoirs pour le lendemain. C’est aussi l’une des meilleures périodes de l’année pour enseigner aux enfants la loi de l’offre et de la demande, de manière à ce qu’ils la comprennent et s’en souviennent.

Commencez par emmener les enfants au magasin (ou montrez-leur une circulaire) dans les jours qui précèdent Halloween et demandez-leur de prendre en note les prix des déguisements, des friandises et des décorations. Il y aura probablement une forte affluence au rayon des articles saisonniers d’ici le 31 octobre et vous ne manquerez pas de le signaler à vos enfants (ou de leur en parler à votre retour à la maison). Retournez au magasin le 1er ou le 2 novembre et demandez-leur de vous décrire ce qui a changé. Les clients se bousculent-ils toujours devant les articles d’Halloween? Le rayon est-il désert? Les prix sont-ils les mêmes ou bien ont-ils baissé?

(Pour rendre l’expérience encore plus mémorable, autorisez vos enfants à dépenser 5 $ à chacune de leurs visites. Ils remarqueront qu’après le 31 octobre, ils en ont bien plus pour leur argent.)

Vous leur indiquerez que c’est la loi de l’offre et la demande. Avant le 31 octobre, la demande est forte : tout le monde fait ses provisions en prévision d’Halloween. Cependant, l’offre est limitée. Lorsque le magasin a épuisé ses réserves d’un déguisement en particulier, il est probable qu’il ne se réapprovisionnera pas avant l’année d’après. Et quand la demande dépasse l’offre, les commerces peuvent exiger un prix plus élevé, car les clients seront prêts à le payer.

En revanche, après le 31 octobre, la demande est faible. La plupart des clients ont fait le plein : les toiles d’araignée géantes et les bonbons pour vampires gloutons ne trouvent plus preneur. Même s’il ne reste plus beaucoup d’articles d’Halloween en stock, il y en a certainement beaucoup trop, vu la maigre demande, alors le magasin les brade pour faire place nette.

Résumons : si la demande est supérieure à l’offre, les prix montent, mais si l’offre est supérieure à la demande, ils baissent.

Mon fils de neuf ans et moi tirons souvent parti de cette loi de l’économie. Quand il jette son dévolu sur un jeu vidéo, il comprend que les nouvelles versions si prisées sont les plus chères (une différence d’au moins 40 $), tandis que les jeux en circulation depuis un certain temps sont beaucoup moins coûteux, puisque la demande a fléchi. Cet état de choses ne le convainc pas toujours de différer son achat (il y a quelques mois, j’avoue que nous avons fait la queue pour mettre la main sur la dernière version de Zelda, le jour de son lancement), mais le tout l’incite à réfléchir. Préfère-t-il se procurer le jeu tout de suite, au prix fort? Ou patienter, et penser aux économies qu’il réalisera… pour pouvoir acheter d’autres jeux! Quel choix déchirant.

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Et vous, profitez-vous des soldes de fin de saison pour équiper vos enfants de pied en cap, afin de tirer parti de la loi de l’offre et de la demande?

 


Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles des Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

 

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)

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