Bienfaits et gratitude, pensions publiques au Canada et répartition des dépenses publiques

Dès mon premier cours de fiscalité, le professeur a cité un aphorisme de Benjamin Franklin : «En ce monde, rien n'est certain, hormis la mort et les impôts.» Réjouissante pensée! Aujourd’hui, j’aborderai l’utilisation des recettes fiscales, notamment affectées aux pensions publiques, mais je commencerai par un sujet moins rébarbatif, la gratitude.

BIENFAITS ET GRATITUDE

Voici les cinq bienfaits les plus précieux d’après moi.

  1. Le Canada, terre d’accueil
    Petit garçon, quand je suis arrivé ici au début des années 1980, moi et ma famille avons été accueillis à bras ouverts, dans un pays où l’ardeur au travail comptait plus que l’origine ethnique pour faire sa place au soleil.
  2. La famille
    Mon épouse prétend que je suis le chef de famille. En réalité, c’est elle qui mène la barque! Rien ne vaut un câlin de ma fille ou la sollicitude de mon épouse-plus-intelligente-que-moi, à la fin d’une longue journée. La vie est belle!
  3. Les amis
    J’ai eu le bonheur de rencontrer des gens extraordinaires à qui je dois beaucoup. Merci à mes collègues et amis bénévoles du programme de littératie financière des Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada) avec qui j’ai vécu de bons moments!
  4. La santé
    C’est un bienfait qu’on tient parfois pour acquis : n’oublions pas de faire de l’exercice et de manger «santé».
  5. L’air pur que je respire
Chacun traverse parfois une passe difficile, mais au lieu de ruminer, il faut savoir mesurer la chance que l’on a d’être en vie. Vivons au présent!

PENSIONS PUBLIQUES AU CANADA : LES TROIS PILIERS

La sécurité de la vieillesse (SV)

Si vous avez 65 ans ou plus et que vous avez résidé au Canada pendant au moins 10 ans après l’âge de 18 ans, vous avez droit à cette prestation. L’âge d’admissibilité des personnes nées après le 31 mars 1958 passera progressivement à 67 ans. La prestation mensuelle maximale est de 564,87 $.

Le régime de pensions de Canada (RPC) ou le régime de rentes du Québec (RRQ)

Le RPC et le RRQ visent à fournir une mensualité de retraite à 65 ans (maximum de 1 065 $). La prestation dépend, en partie, des cotisations versées sur les gains ouvrant droit à pension au cours de la vie active. On peut toucher une prestation dès 60 ans, mais celle-ci est alors réduite. Inversement, elle est augmentée si on choisit de commencer à la recevoir entre 65 ans et 70 ans. Par ailleurs, une personne qui touche sa prestation et continue à travailler cotisera au régime jusqu’à ce qu’elle cesse de travailler ou atteigne l’âge de 70 ans.

Le supplément de revenu garanti (SRG)

À compter de 65 ans, les personnes dont les revenus provenant d’autres sources que la SV sont faibles ou inexistants peuvent obtenir le SRG, versé mensuellement. Le SRG est fondé sur le revenu de l’année précédente, sans égard à la prestation de SV, et culmine à 765,93 $ par mois.

C’est une affaire à suivre : dans mes prochains billets, j’aborderai d’autres formes de prestations de retraite.

RÉPARTITION DES DÉPENSES PUBLIQUES : OÙ VONT NOS IMPÔTS?

Vous êtes-vous déjà demandé où allaient nos impôts? Voici leurs cinq principales «destinations» :

  • Les prestations aux aînés (SV, SRG, ça vous dit quelque chose?).
  • Les programmes provinciaux ou territoriaux (santé, éducation, aide sociale).
  • La Défense nationale (environ huit cents par dollar versé en impôt, selon Finances Canada).
  • La sécurité publique (GRC, sécurité frontalière, système carcéral).
  • L’Agence du revenu du Canada (car il faut rémunérer ceux dont le travail consiste à percevoir les impôts, afin que l’État dispose des fonds voulus pour s’acquitter de ses obligations).

RETRAITÉ PAR CHOIX OU PAR LA FORCE DES CHOSES?

Voici la question que je pose à mes nouveaux clients : «Prendrez-vous votre retraite par choix… ou bien contraint et forcé?» Je ne conseille à personne de s’appuyer uniquement sur les pensions publiques pour s’assurer une retraite confortable. En vue de cesser de travailler en toute sérénité, il vaut mieux consulter un planificateur financier compétent, qui tient compte non seulement des placements, mais aussi de tous les aspects de la vie.

POURSUIVONS LA CONVERSATION

Quand avez-vous consulté votre conseiller en planification pour la dernière fois afin de passer en revue votre déclaration de revenus ou votre testament?


Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteur dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles des Comptables professionnels du Canada (CPA Canada).


À propos de l’auteur

David Duong, CPA, CMA, CIM., B. Comm., CPA, CMA, CIM

Consultant, Investors Group Financial Services
David Duong, B. Comm., CPA, CMA, CIM, conseiller dans la région du Grand Toronto, travaille auprès de professionnels comme des comptables, des professionnels de la santé et des experts en TI ou en ingénierie. Certaines PME qui ont dépassé l’étape du démarrage font également appel à ses services d’aide à la planification stratégique (croissance, gestion des risques, relève, départ des dirigeants). Depuis deux ans, M. Duong agit aussi bénévolement comme chef régional du programme de littératie financière des Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada). Membre du conseil consultatif de CPA Canada sur la littératie financière, il a animé plus de 50 ateliers sur différents sujets, de l’éducation financière des enfants à la planification successorale.

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