Gare aux folles dépenses des Fêtes

Les publicitaires sont passés maîtres dans l’art de nous faire dépenser; enseignons à nos enfants à déjouer leurs manigances.

Les Fêtes approchent à grands pas – Hanoukka commence bientôt et Noël suivra –, alors la redoutable machine du marketing tourne à plein régime. Les détaillants, qui comptent généralement sur la hausse des ventes en cette période cruciale pour viser la rentabilité, mettent le paquet pour nous faire dépenser.

Comme l’explique un article du magazine Money, les publicitaires emploient diverses tactiques pour nous pousser à la consommation : ils exploitent nos émotions profondes, profitent de notre désir de faire comme tout le monde, dissimulent les coûts, et nous font sourire pour mieux nous convaincre. Le système est si perfectionné que même les consommateurs les plus avertis peuvent se laisser piéger. Faut-il s’étonner que nos enfants soient faciles à leurrer?

Sans tomber dans l’avarice, j’essaie, dès que l’occasion se présente, d’expliquer les ruses des publicitaires et des commerçants à mon fils. Prenons un exemple récent : mon garçon avait envie d’acheter un jeu qui ne coûtait «que 20 $». Pourtant, le prix s’élevait plutôt à 29,99 $, soit 50 % de plus. J’ai pris le temps de lui expliquer qu’il est normal de ne remarquer que le premier chiffre, en faisant abstraction du reste, et que les détaillants établissent leurs prix en connaissance de cause.

Nous avons également discuté du caractère subjectif des superlatifs publicitaires comme «le meilleur» ou «le plus savoureux», pour conclure qu’il valait mieux les prendre avec des pincettes. Et, en bon technophile, mon fils sait aussi que les «j’aime» sur Facebook (et les appuis et commentaires dans d’autres médias sociaux) peuvent être achetés ou manipulés, et donc, qu’ils ne sont pas toujours dignes de confiance.

Ces mises en garde l’immuniseront-elles contre les pièges d’un marketing adroit? Je n’ai pas la naïveté de le croire. (De fait, je trouve moi-même certaines campagnes des Fêtes complètement irrésistibles... Comme celle du festin proposé par une chaîne de rôtisseries connue!) Mais je pense aider ainsi mon enfant à se poser plus de questions avant de dépenser son argent, ce qui est une bonne chose.

POURSUIVONS LA CONVERSATION

Vos enfants se sont-ils déjà laissé convaincre par une publicité efficace? Que voulait-on leur vendre?

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles des Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)

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