Série Planification à long terme : Payez-vous en premier

D’après un récent sondage de CPA Canada (2012), quatre Canadiens sur dix croient qu’ils n’auront pas fini de rembourser leurs dettes ou leur prêt hypothécaire lorsqu’ils atteindront 65 ans.

Quand vous pensez à la retraite, pensez-vous à des REER (régimes enregistrés d’épargne-retraite), à des CELI (comptes d’épargne libres d’impôt), à des régimes de retraite d’entreprise et aux programmes de l’État? Par ailleurs, pensez-vous que vous aurez entièrement remboursé votre prêt hypothécaire avant la retraite?

D’après un récent sondage de CPA Canada (2012), quatre Canadiens sur dix croient qu’ils n’auront pas fini de rembourser leurs dettes ou leur prêt hypothécaire lorsqu’ils atteindront 65 ans. C’est une statistique alarmante.  

Songez à investir dans votre avenir en devenant propriétaire de votre maison et en liquidant votre prêt hypothécaire bien avant la retraite. Supposons que vous viviez en Europe ou au Japon où les prêts hypothécaires de 100 ans ont été instaurés et que vous ayez un tel prêt, vous n’auriez alors aucune chance de devenir propriétaire à part entière de votre maison au cours de votre vie. Au Canada, la durée maximale des prêts hypothécaires est actuellement de 25 ans. Les prêts amortis sur 40 ans qui étaient consentis jusqu’à tout récemment ont été jugés contraires aux intérêts des consommateurs et ont heureusement cessé d’être offerts. Vous avez donc la possibilité de rembourser votre prêt hypothécaire bien avant la retraite.

Louer ou acheter? La question a fait l’objet de nombreux débats. À long terme, je crois que l’achat d’une maison est presque toujours un meilleur investissement pour votre avenir. Quand vous êtes propriétaire d’une maison, vous accumulez de la valeur nette et, de ce fait, de la richesse.

Voici quelques éléments à considérer pour l’achat d’une maison. À mon avis, ces éléments jouent un rôle essentiel dans l’accumulation de la richesse.

  • Achetez une maison selon vos moyens. Ne devenez pas esclave de votre maison. Évitez de contracter une hypothèque qui absorbera la plus grande partie de votre revenu disponible. En achetant une maison selon vos moyens, vous aurez suffisamment d’argent pour payer vos factures et aurez même un petit « coussin » pour les dépenses non récurrentes ou imprévues, comme les réparations de votre voiture.
  • Épargnez pour une mise de fonds. Les banques consentent actuellement des prêts hypothécaires même si la mise de fonds n’est que de 5 % du prix d’achat. Cependant, si votre mise de fonds est de 20 %, vous n’aurez pas à payer les primes de la SCHL (peu connues, ces primes sont intégrées à votre paiement hypothécaire).
  • Réduisez la période d’amortissement de votre hypothèque. Vous pourriez opter pour un amortissement sur 15 ans. Cette stratégie est un exemple d’application du concept « Payez-vous en premier ». Elle vous permet de réduire considérablement le montant des intérêts que vous versez à la banque et, partant, d’avoir plus d’argent pour vous. Les intérêts sur une hypothèque amortie sur 15 ans (250 000 $ à 3,0 %) s’élèvent à 61 000 $, contre 106 000 $ dans le cas d’un amortissement sur 25 ans. Cela représente une économie de 45 000 $. Si le taux d’intérêt est de 6 %, l’économie grimpe à 103 000 $ (sans compter qu’après 25 ans, vous aurez payé presque le double du prix d’achat de votre maison)!
  • Optez pour une hypothèque à taux variable. Bien des gens se sentent plus en sécurité en empruntant à taux fixe. Le problème, c’est que la sécurité a un coût. Il se peut que les baby-boomers aient du mal à suivre ce conseil, eux qui ont connu les taux d’intérêt élevés et volatils de la fin des années 70 et du début des années 80. Toutefois, depuis dix ans, les hypothèques à taux variable ont presque toujours été les plus avantageuses.

Si vous avez un plan et faites preuve d’autodiscipline, vous rembourserez entièrement votre prêt hypothécaire bien avant l’âge de 65 ans!  

À propos de l’auteur

Alison Stanley


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