Retour sur les allocations

Après trois ans, je peux dire que nous avons pleinement réalisé le premier objectif.

Je vous ai déjà parlé de l’allocation de mon fils Adam. Je résume : quand Adam a eu cinq ans, son père et moi avons commencé à lui donner une allocation de 2 $ par semaine pour lui faire prendre conscience du prix des choses et lui apprendre à économiser en vue d’un achat spécial.

Après trois ans, je peux dire que nous avons pleinement réalisé le premier objectif. Adam a effectivement une bonne idée du prix de divers jouets, jeux et gâteries et il dépense son argent judicieusement. Ce qui est encore plus impressionnant, c’est qu’il lui arrive, quand nous magasinons pour lui (sûrement pour une autre paire de chaussures, parce que ses pieds allongent à vue d’œil!), d’offrir de payer une partie de l’achat parce qu’il ne veut pas nous coûter trop cher. (Jusqu’à maintenant, nous avons refusé ses offres; après tout, il n’achète pas des articles « griffés ».)

Par contre, nous n’avons pas eu autant de succès sur le plan des économies. Adam n’a pas souvent la patience d’attendre avant de se faire plaisir. Il achète ce qu’il peut se permettre sur le moment, au lieu de ramasser son argent pour acheter l’article qu’il veutvraiment, mais qui coûte plus cher. Et il n’économise rien à long terme. Nous lui avons ouvert un compte bancaire où nous avons versé une partie de ses cadeaux en argent au fil des ans. Cependant, comme il ne connaît pas l’existence de ce compte, on ne peut pas vraiment dire que le mérite lui en revient.

Je suis tombée récemment sur un sondage selon lequel le montant approprié des allocations versées aujourd’hui aux enfants de 4 à 9 ans est de plus de 4 $ par semaine, soit le double de ce que nous donnons à Adam. (Pour ceux d’entre vous qui ont des enfants plus vieux, le même sondage parle d’une moyenne de 8,70 $ pour les enfants de 10 à 13 ans et de 16 $ pour les adolescents jusqu’à 17 ans.) Je pense donc que nous devrions augmenter son allocation, à la condition qu’il en verse un certain pourcentage à son compte bancaire pour économiser à long terme.

Je vais être franche : j’ai un peu peur qu’en augmentant son allocation, j’incite seulement Adam à dépenser davantage et à satisfaire ses désirs encore plus rapidement. Par contre, si je peux le convaincre de voir ces 2 $ supplémentaires comme un surplus à mettre de côté, je vais lui enseigner une leçon précieuse. Quand il sera assez vieux pour gagner son propre argent, il considérera (avec un peu de chance) les augmentations de salaire comme de l’argent « supplémentaire » à mettre de côté – pour l’achat d’une maison ou pour la retraite – au lieu d’augmenter automatiquement ses dépenses courantes. C’est un objectif ambitieux, je l’admets, mais mon fils n’a que huit ans. Il a donc beaucoup de temps devant lui pour apprendre cette leçon.

Selon vous, quel devrait être le montant d’une allocation hebdomadaire? Écrivez-nous.

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)

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