Incite-t-on les filles à dépenser plutôt qu’à épargner

Sont les filles dès leur plus jeune âge conditionnées à considérer les vêtements branchés, les produits de beauté et les sorties au spa comme des besoins plutôt que des envies, ce qui nuit à leur capacité d’épargner et à leur apprentissage des questions financières?

Dans mes lectures du week-end dernier, un article sur l’art d’enseigner la gestion financière aux filles a attiré mon attention («Ditch spa parties for lemonade stands and raise a money-smart daughter», Globe and Mail).

L’article fait remarquer que les filles, dès leur plus jeune âge, sont conditionnées à considérer les vêtements branchés, les produits de beauté et les sorties au spa comme des besoins plutôt que des envies, ce qui nuit à leur capacité d’épargner et à leur apprentissage des questions financières.

Comme parent d’un garçon, ce n’est pas un sujet auquel j’ai beaucoup réfléchi. Adam ne prête aucunement attention aux vêtements, et je ne suis pas certaine qu’il saurait reconnaître parmi d’autres la chemise qu’il vient tout juste d’enlever si celle-ci ne portait pas une étiquette avec son nom. (À bien y penser, il est déjà revenu une ou deux fois de son camp de jour avec les mauvais shorts.) En fait, plus de la moitié des vêtements qu’il porte depuis sa naissance ont appartenu à d’autres enfants avant lui, et il ne s’en est jamais vraiment aperçu (il ne s’en est pas plaint non plus).

L’article suggère quelques bonnes façons d’aider les filles à établir des priorités en matière d’épargne et de dépenses, mais j’ai des doutes sur l’argument central, soit qu’il est plus difficile pour les filles d’acquérir des compétences financières en raison des pressions sociales au sujet de leur apparence. Selon l’article, de nombreuses filles, possiblement influencées par une pression sociale subtile qui valorise davantage l’apparence que l’épargne, grandissent sans acquérir les compétences adéquates en gestion financière et placements, malgré leur réussite scolaire et la prolifération de programmes visant l’éducation financière des enfants.

Les garçons sont peut-être moins enclins à dépenser leur allocation ou l’argent reçu à leur anniversaire pour améliorer leur apparence (quoique je ne sois pas certaine qu’ils ne rattrapent pas les filles à l’adolescence), mais ne subissent-ils pas des pressions sociales les incitant à dépenser de façon frivole sur d’autres choses, comme les derniers et «incontournables» gadgets technos, jeux vidéos et équipements de sport? Vous avez sûrement déjà entendu parler des hommes et de leurs jouets.

Je crois qu’il est difficile pour tout le monde, garçons et filles, hommes et femmes, de donner priorité au long terme plutôt que de combler ses envies à court terme dans une société qui valorise la satisfaction instantanée.

Qu’en pensez-vous? Les filles sont-elles plus insouciantes par rapport à l’argent que les garçons?

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)

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