L’équilibre travail-vie personnelle, un atout pour l’entreprise

L’instauration d’une culture et de systèmes qui privilégient l’équilibre travail-vie personnelle favorise l’épanouissement et le bien-être de l’équipe. Et la rentabilité suit le mouvement.

Qu’évoque pour vous l’«équilibre travail-vie personnelle»? La semaine de quatre jours, l’horaire flexible, les fins de semaine sans cellulaire? Autant d’aménagements destinés à repenser le côté «travail», compte tenu du côté «vie personnelle», afin de trouver un juste milieu. 

Et pour l’entreprise? La conciliation travail-vie personnelle serait-elle un mal nécessaire, ou plutôt un atout, synonyme de retombées positives, au-delà du bien-être des salariés? Dans un secteur comme la comptabilité, employeurs et employés ont tout à gagner à viser l’équilibre. 

EMPLOYÉS SATISFAITS

«En général, nous nous consacrons à des tâches fortement structurées, à exécuter sans délai», explique Alden Aumann, CPA, CA, associé directeur chez Manning Elliott, un cabinet de taille moyenne établi à Vancouver. Pour faire contrepoids à ces contraintes, Manning Elliott laisse ses employés choisir leur méthode, leur horaire et leur lieu de travail. «C’est un peu comme préparer un examen; on a envie de pouvoir se plonger dans son travail là où l’on se sent à l’aise.»

Au code vestimentaire décontracté s’ajoutent l’horaire flexible et une approche axée sur les résultats. Qu’importe le lieu où s’effectue le travail? «Au-delà de la présence au bureau entre 8 h et 17 h, ce qui compte, c’est que le dossier soit bouclé à temps», confie M. Aumann. Il signale aussi que les outils numériques et les réunions mensuelles en personne cimentent les liens entre les membres de l’équipe.

CLIENTS SATISFAITS

Si le travail est saisonnier ou cyclique, ou si les clients sont répartis sur différents fuseaux horaires, les initiatives d’équilibre travail-vie personnelle s’imposent, pour répondre sans tarder aux exigences de la clientèle. «En cabinet, les périodes de pointe sont nombreuses, indique M. Aumann. Quand le client est pressé, nous trouvons moyen de lui donner satisfaction.»

Les employés ont besoin d’une certaine latitude pour pouvoir mener à bien une mission mouvementée ou répondre aux demandes d’une entreprise à l’autre bout du monde. En contrepartie, il faut ménager des temps d’arrêt, gages de ressourcement. «Quand on vise les sommets, on doit aussi passer par des vallées», avance M. Aumann. 

ASSOCIÉS, PROPRIÉTAIRES ET ACTIONNAIRES SATISFAITS

Pour un cabinet comme Manning Elliott, favoriser l’équilibre travail-vie personnelle, c’est aussi rehausser la productivité, fidéliser les talents et répondre sans tarder aux exigences des clients, pour en arriver à des résultats appréciables : «À la fin du mois, quand on compile les heures et les honoraires, les chiffres parlent d’eux-mêmes», souligne M. Aumann.

Par ailleurs, pour les sociétés cotées en Bourse, certaines études indiquent que les investissements dans l’équilibre travail-vie personnelle se traduisent en dividendes. Une enquête de 2009 menée par Michelle Arthur, professeure à l’Université du Nouveau-Mexique, révèle un retournement de situation dans la réaction des marchés à l’annonce d’initiatives de conciliation travail-famille par les sociétés du palmarès Fortune 500. Au début des années 1980, quand la nouvelle sortait, on observait une baisse de 0,35 % du cours de l’action. Dans les années 1990, le vent avait tourné : après une telle annonce, le cours montait de 0,48 % en moyenne.

Comme l’indique Freek Vermeulen dans la Harvard Business Review : «Ces pourcentages peuvent sembler négligeables, mais si la valeur boursière s’établit à 5 G$, elle pourrait gagner 24 M$. Ce n’est pas rien.»

TROUVER L’ÉQUILIBRE

Les aménagements à envisager varient selon la taille, le secteur et la culture de l’employeur. M. Aumann explique qu’un cabinet d’envergure moyenne, doté d’une masse critique d’employés, mais pleinement autonome, peut agir sans tergiverser : «C’est un atout, car nous réagissons sur-le-champ; inutile d’appeler Toronto ou New York. La décision se prend ici même et nous nous retroussons les manches.»

Au bout du compte, cependant, il s’agit de choisir la formule qui vous convient. «La conciliation travail-vie personnelle ne représente pas la même chose pour tout le monde, explique M. Aumann. En somme, trouver l’équilibre, c’est bénéficier d’une grande liberté dans la méthode de travail.»

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Que signifie l’équilibre travail-vie personnelle pour vous? Comment votre organisation s’y prend-elle pour le ménager? Publiez vos commentaires ci-dessous.

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