Comment trouver (et être) un mentor au travail

Le mentorat, dans le cadre d’un programme officiel ou non, fait partie intégrante du perfectionnement professionnel des CPA. Voici cinq choses à savoir quand on veut créer sa propre relation de mentorat.

Quelle que soit l’étape où vous vous trouvez dans votre carrière de comptable, vous voulez jouer un rôle stimulant et gratifiant, et évoluer dans un milieu de travail qui favorise votre perfectionnement professionnel. À l’heure où le secteur comptable cherche plus que jamais à recruter les meilleurs talents, le mentorat devient un terme de plus en plus important dans l’équation des RH.

«Prendre le temps d’investir dans les employés qui travaillent pour vous, de continuer à développer leurs compétences et de les aider à trouver ce qu’ils veulent faire est absolument essentiel à la réussite d’un cabinet», affirme Mark Vrooman, associé en audit chez EY à Toronto. C’est également un élément crucial dans la croissance professionnelle et la satisfaction personnelle d’un employé, ajoute-t-il. Les cabinets comme EY ont souvent des programmes officiels de mentorat qui jumellent les nouvelles recrues à des mentors de la même division ou du même secteur d’activité, pour bien les guider dans leur carrière.

Si vous travaillez pour un petit cabinet, en entreprise ou à votre compte, il se peut qu’il n’y ait aucun programme de la sorte. Ne laissez pas cela vous arrêter. «Souvent, les relations de mentorat ou de conseil les plus déterminantes naissent en dehors d’un cadre officiel, issue d’une démarche personnelle», explique M. Vrooman.

S’il n’y a effectivement aucune structure en place, comment fait-on pour s’engager soi-même dans une relation de mentorat? Voici cinq conseils :

  1. Soyez créatif.
    Commencez par chercher au sein de votre équipe ou de votre division. Élargissez ensuite votre recherche aux autres secteurs de l’organisation, et même à l’extérieur de votre cabinet ou de votre entreprise. Avez-vous pensé au directeur financier ou au chef de la direction? Quelqu’un que vous admirez est-il allé travailler pour un autre employeur? Si vous êtes stagiaire CPA ou un CPA d’expérience qui souhaiterait jouer le rôle de mentor auprès de la relève, le portail de jumelage : Mentorat CPA est un excellent outil qui vous aidera dans vos recherches.
  2. Osez faire le premier pas.
    Trouver un mentor ou un mentoré, ce peut être aussi simple que d’inviter quelqu’un qui vous intéresse à aller boire un café. C’est un moyen peu risqué et peu stressant de faire connaissance et de vérifier s’il y a compatibilité. Dans le pire des cas, vous aurez obtenu votre dose de caféine et vous aurez cinq dollars de moins dans vos poches. Mais ce pourrait aussi être le début d’une belle relation de mentorat.
  3. Trouvez des intérêts communs.
    Nul besoin de n’avoir que des points communs avec votre mentor ou votre mentoré, mais il est important d’en avoir au moins un. La personne travaille peut-être dans le même domaine de pratique ou le même secteur que vous, ou dans celui où vous voudriez travailler. Vous avez peut-être des personnalités semblables ou partagez un intérêt en dehors de votre travail. Apprenez à connaître votre mentor ou votre mentoré : qu’est-ce qui lui donne le goût de se lever le matin, qu’est-ce qui le motive? C’est ce lien personnel qui rend le mentorat fructueux.
  4. N’ayez pas peur du changement.
    À mesure que votre carrière et vos compétences évolueront, vos objectifs et vos intérêts changeront également. Le mentor qui vous correspondait à l’époque de votre premier emploi comme chef de mission adjoint dans un cabinet d’expertise comptable peut ne plus vous convenir si, par exemple, vous travaillez maintenant en entreprise ou à votre compte. Évaluez régulièrement votre mentorat et apportez les changements nécessaires.
  5. Soyez un mentor – et un mentoré – tout au long de votre carrière.
    Certains cabinets comme EY essaient d’instaurer une atmosphère d’accompagnement à tous les niveaux hiérarchiques, de chef de mission adjoint à associé. Mais cette idée de mentorat permanent peut s’appliquer à pratiquement toutes les situations d’emploi. «En fait, on est toujours en train de former notre relève, explique Mark Vrooman, par altruisme, mais également par intérêt personnel». N’oubliez pas : vous n’êtes jamais trop jeune pour devenir mentor, ni trop expérimenté pour continuer à apprendre.

POURSUIVONS LA CONVERSATION

Qu’avez-vous tiré de votre expérience de mentor ou de mentoré? Publiez vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les opinions et les points de vue exprimés dans le présent article sont ceux de l’auteur et ne représentent pas nécessairement ceux de CPA Canada.