Travailler pour une bonne cause

Nombreux sont les comptables qui, au-delà de gagner leur vie, souhaitent faire le bien autour d’eux. Une carrière dans le secteur des OSBL offre cette possibilité et, étonnamment, ouvre souvent la voie à l’entrepreneuriat.

En février, CPA Canada sera l’hôte du Not-for-Profit Executive Forum à Toronto. Ce forum annuel, qui se déroule en anglais, réunit des dirigeants du secteur des OSBL de l’ensemble du Canada. Et si chacun de ces organismes doit composer avec une réalité et des enjeux différents, ils ont néanmoins une mission commune : bâtir un monde meilleur. Cheryl Swallow, CPA, CMA, vice-présidente aux Finances à la Société canadienne du cancer, animera un atelier intitulé Too much, too little or just right: How to ensure your Board is getting the information it needs (Trop, trop peu ou juste assez : donner à votre conseil d’administration les informations qu’il lui faut). CPA Canada s’est entretenue avec elle de son cheminement dans le secteur des OSBL. Elle nous explique pourquoi il est si bon pour un CPA d’y travailler. 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler dans le secteur des OSBL?

C’était pour moi une excellente façon de m’adonner à une activité valorisante tout en mettant en pratique mes compétences de comptable et de professionnelle des affaires. Passer mon temps à compter des produits ne m’intéressait pas. Je voulais surtout changer le cours des choses.

Vous avez travaillé à la Société canadienne du cancer pendant la majeure partie de votre carrière. Cet organisme a connu de grands changements ces dernières années, non?

J’ai d’abord travaillé à la division de la Saskatchewan de la Société. Puis, en 2010, j’ai déménagé en Colombie-Britannique pour occuper le poste de directrice des finances de la division C.-B./Yukon. À l’époque, chaque province avait son propre conseil d’administration et ses propres politiques. Pendant que j’étais à ce poste, l’organisme a évolué pour devenir une entité nationale.

Parlez-nous du processus d’unification des organismes provinciaux.

Le processus va bon train sur le plan administratif, mais il s’agit d’un projet complexe. Nous n’avons pas seulement procédé au regroupement de nos différentes structures : nous avons aussi fusionné l’année dernière avec un autre organisme, la Fondation canadienne du cancer du sein. Nous sommes en train de mettre en place des équipes, des systèmes, des politiques et des procédures à l’échelle nationale. L’expérience est très intéressante et très stimulante.

Outre ce changement majeur, quel est le plus grand défi de la Société canadienne du cancer en 2018?

Au Canada, trois cents organismes de bienfaisance se consacrent au cancer. Il est donc essentiel que nous coordonnions nos efforts et que nous travaillions le plus efficacement possible pour atteindre nos objectifs communs.

Au forum pour les dirigeants d’OSBL, vous animerez une table ronde sur les conseils d’administration, et sur les informations que les cadres financiers doivent leur fournir. Comment décririez-vous le conseil d’administration d’un OSBL typique?

Je dirais, en tout cas selon mon expérience, que les membres de conseils d’administration d’OSBL ont plusieurs points communs, notamment la passion et le sentiment d’être utiles. Beaucoup d’entre eux ont été touchés par le cancer d’un proche ou d’un ami, par exemple. Ils se sentent personnellement très concernés, ce qui, à mon avis, les distingue des administrateurs d’une société à but lucratif. 

Quelle est votre principale responsabilité à l’égard du conseil, en tant que directrice des finances d’un OSBL?

Celle de fournir des informations qui montrent les effets positifs de notre action et l’utilisation judicieuse de l’argent des donateurs. Dans les petits OSBL, certains administrateurs n’ont jamais vu un état des résultats et ont besoin d’information claire et de formation. Quoi qu’il en soit, c’est à nous de fournir à nos conseils d’administration les informations dont ils ont besoin pour remplir leurs responsabilités de gouvernance.

Vous avez travaillé dans des OSBL toute votre carrière. Que diriez-vous à quelqu’un qui s’intéresse à la comptabilité pour le convaincre de mettre ses compétences au profit d’un OSBL?

C’est une occasion d’accomplir beaucoup sur le plan professionnel tout en ayant une influence positive sur le monde qui nous entoure. Comme une entreprise à but lucratif, nous nous intéressons à notre résultat net. Nous devons recueillir des fonds, et ce, de la manière la plus efficiente possible. Mais la cause pour laquelle nous œuvrons est ailleurs.

POURSUIVONS LA CONVERSATION

Racontez-nous votre expérience dans le secteur des OSBL ci-dessous.

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