Une chaîne a la force de son maillon le plus faible : un nouveau cadre de référence pour l’amélioration continue de la qualité de l’audit

Même si la responsabilité de la réalisation d’un audit de qualité incombe principalement à l’auditeur, c’est souvent l’appui des autres intervenants de la chaîne logistique de l’information financière qui permet d’obtenir les meilleurs résultats à cet égard.

Même si la responsabilité de la réalisation d’un audit de qualité incombe principalement à l’auditeur, c’est souvent l’appui des autres intervenants de la chaîne logistique de l’information financière qui permet d’obtenir les meilleurs résultats à cet égard. Voilà la prémisse sur laquelle se fonde le cadre de référence sur la qualité de l’audit proposé par le Conseil des normes internationales d’audit et d’assurance (IAASB) dans un document de consultation qu’il a récemment publié pour commentaires.

L’IAASB espère contribuer à améliorer la qualité de l’audit :

  • en sensibilisant les intervenants aux éléments clés d’un audit de qualité
  • en encourageant les parties prenantes à chercher des façons d’améliorer la qualité de l’audit
  • en favorisant le dialogue sur le sujet entre les parties prenantes

Le cadre de référence illustre à l’aide d’un modèle simple les éléments clés d’un audit de qualité et décrit un certain nombre de facteurs (intrants, extrants, interactions, facteurs contextuels) qui contribuent à accroître la probabilité que des audits de qualité soient systématiquement réalisés.

Lors de l’élaboration de son cadre de référence, l’IAASB a formulé un certain nombre de suggestions pour examen par les auditeurs et les autres intervenants de la chaîne logistique de l’information financière, qui pourraient permettre d’améliorer la qualité de l’audit à l’échelle mondiale. Tous les maillons de la chaîne doivent être d’une grande qualité et être solidement reliés pour aboutir à une information financière de grande qualité. Chaque maillon contribue incontestablement de manière importante à la qualité de l’information financière, mais la nature des liens ou des interactions entre les maillons peut avoir une incidence particulière sur la qualité de l’audit. Le cadre de référence illustre comment ces interactions peuvent rehausser la qualité de l’audit.

Dans l’avant-propos du document de consultation de l’IAASB, son président, Arnold Schilder, affirme qu’il est utile de décrire les facteurs qui contribuent à accroître la probabilité de réalisation d’audits de qualité et d’encourager les cabinets d’audit et les autres parties prenantes à se demander s’ils peuvent faire plus pour rehausser cette qualité dans leur contexte particulier. On peut déduire de cette affirmation que l’IAASB souhaiterait voir les différents intervenants adapter son cadre de référence en fonction de leurs propres contextes.

Je crois pour ma part que c’est là l’aspect qui offre le plus de possibilités, puisqu’on pourrait produire des documents de mise en application du cadre qui seraient adaptés aux divers domaines de compétence des principales parties prenantes. Les cabinets d’audit, par exemple, pourraient utiliser le cadre pour établir des points de référence par rapport aux caractéristiques qui favorisent un audit de qualité (même si ces points de référence servent uniquement à mesurer à l’interne les progrès du cabinet sur une période donnée). On pourrait aussi s’appuyer sur le cadre pour établir des lignes directrices à l’intention du comité d’audit afin de s’assurer qu’il pose les bonnes questions à ses auditeurs lorsqu’il évalue le souci qu’ils portent à la qualité de l’audit. La direction d’une entité pourrait quant à elle utiliser le cadre pour évaluer si elle fait le maximum en vue de favoriser la réalisation d’un audit des états financiers de l’entité qui soit de qualité.

L’IAASB propose pour examen plus approfondi dix pistes de solution qui pourraient permettre d’améliorer la qualité de l’audit à l’échelle mondiale et aimerait recevoir des commentaires sur la question de savoir si une collaboration internationale pourrait être profitable à cet égard. L’IAASB espère que son processus de consultation débouchera sur des moyens de maximiser la valeur pratique de son cadre de référence et sur d’autres occasions d’apporter des améliorations. La date limite de réception des commentaires a été fixée au 15 mai 2013.

Poursuivons la conversation… Faites-moi savoir ce que vous pensez du cadre de l’IAASB et de l’usage qui pourrait en être fait dans le contexte canadien.

Rédigez des commentaires ci-dessous ou écrivez-moi.

Eric

Conversations sur la qualité de l’audit se veut un forum d’échange concernant les faits et problèmes nouveaux survenant à l’international en matière de qualité de l’audit et leur incidence au Canada.

À propos de l’auteur

Eric Turner, CPA, CA

Directeur, Normes d’audit et de certification, CPA Canada

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